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Jabra relève un accompagnement inégal des salariés face à l’IA

Dans une étude publiée le 6 octobre 2026, Jabra constate un écart d’accompagnement entre dirigeants et salariés sans responsabilité hiérarchique. En France, LeMagIT et Servicesmobiles décrivent des salariés plutôt optimistes, mais inégalement formés.

Ce qui s’est passé

L’adoption de l’intelligence artificielle (IA) au travail ne s’accompagne pas du même soutien pour tous. C’est le constat de l’étude WorkLife 2026: The New Shape of Work, publiée par Jabra le 6 octobre 2026. Le fabricant a interrogé plus de 6 000 travailleurs du savoir dans plusieurs pays, dont la France.

Dans cette enquête internationale, 42 % des salariés sans responsabilité hiérarchique déclarent n’avoir reçu aucune formation à l’IA, contre 13 % des membres de la direction générale. En ajoutant ceux qui n’ont bénéficié que d’une brève introduction, ces proportions atteignent respectivement 64 % et 26 %.

Le décalage concerne aussi la perception du soutien de l’employeur. Parmi les salariés sans responsabilité hiérarchique, 38 % indiquent que leur entreprise n’a pris aucune mesure ou qu’ils n’en connaissent pas, contre 10 % des membres de la direction générale.

Pour la France, LeMagIT décrit des salariés plutôt optimistes, notamment parmi les plus jeunes, mais insuffisamment accompagnés. Servicesmobiles rapporte également des écarts de formation entre générations. Les résultats français détaillés restent à confirmer par une publication de Jabra précisant leur périmètre et leur méthode.

Ce que ça change pour une PME

Ces résultats internationaux ne mesurent pas spécifiquement la situation des petites et moyennes entreprises (PME) françaises. Ils mettent néanmoins en évidence une distinction importante : un usage fréquent de l’IA ne signifie pas que les salariés disposent d’un accompagnement adapté à leur poste.

Parmi les personnes ayant reçu une formation, 39 % des salariés sans responsabilité hiérarchique la jugent très ou extrêmement pertinente pour leur métier, contre 76 % des membres de la direction générale. L’existence d’une formation ne suffit donc pas à décrire l’expérience des équipes.

L’étude ne permet pas non plus d’assimiler l’IA à une baisse de la charge de travail. Les utilisateurs intensifs déclarent plus souvent une augmentation du temps consacré à plusieurs activités, notamment la coordination et la planification. Il s’agit de perceptions déclarées, pas d’une mesure de productivité ni d’une démonstration de causalité.

Quoi faire

Le rôle de l’encadrement ressort également de l’enquête. L’usage quotidien de l’IA atteint 65 % chez les salariés qui considèrent leur responsable comme compétent dans ce domaine, contre 27 % chez ceux qui ne bénéficient pas de ce soutien.

Cette association ne prouve pas que la compétence du manager provoque l’adoption. Elle montre toutefois que la transformation observée ne se résume pas à l’accès aux outils : la formation, sa pertinence pour le métier et le soutien perçu constituent des dimensions distinctes de l’accompagnement.

Sources

Sélection et relecture humaines, rédaction assistée par IA.